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Vanille Tuée par sa maman : le jour de son anniversaire

Vanille Nathalie Stephan avait prémédité son acte. Sa garde à vue doit prendre fin mardi matin avant sa présentation à un juge.

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vanille procureur photo

La petite Vanille, un an, retrouvée morte dimanche 9 février à Angers dans un conteneur à vêtements, a été assassinée par sa mère le jour de son anniversaire, a annoncé lundi le procureur de la République d’Angers, Éric Bouillard. Selon le magistrat, Nathalie Stephan, en garde à vue pour «homicide volontaire aggravé», avait prémédité son acte. Sa garde à vue, qui a été prolongée, doit prendre fin mardi matin avant présentation à un juge qui devrait requalifier les faits en assassinat.

Vanille bébé

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D’après le procureur, la maman, qui a avoué avoir tué son enfant vendredi, avait «prévu un plan, caché ce plan et dissimulé sa situation réelle de désœuvrement complet». L’autopsie a révélé que la petite Vanille est morte «par procédé d’étouffement dans un délai qui est conforme à ce qui dit la mère». Cet «assassinat» serait lié à son départ du centre maternel, un foyer pour femmes enceintes et mères isolées où elle était hébergée depuis plusieurs mois à Angers.

Aucun signe d’un passage à l’acte

Vanille avait été confiée à l’ASE et placée dans une famille d’accueil par le juge des enfants, mais elle pouvait continuer à voir sa mère régulièrement pendant un temps donné durant la semaine. Entre le 3 décembre 2019 et le 7 février 2020, «aucun signe ne nous permettait de penser que le passage à l’acte était envisagé», a affirmé le procureur. Ces dernières semaines, les employés du centre maternel avaient au contraire observé une «évolution positive» de la mère, «qui s’investissait de plus en plus» dans le lien avec sa fille, selon Éric Bouillard.

Christian Gillet, président du conseil départemental de Maine-et-Loire, a pour sa part mis en avant le parcours «particulier» de Nathalie Stephan, au milieu d’une fratrie de trois enfants et dont les parents sont «handicapés». Placée à l’aide sociale à l’enfance à 16 ans et jusqu’à sa majorité, sa jeunesse a été «compliquée», a-t-il détaillé. Elle bénéficiait d’un suivi psychologique et psychiatrique et «prenait des médicaments». Après avoir vécu dans le sud de la France «en errance en logeant dans sa voiture», elle a été accueillie à Angers dans un centre maternel lorsqu’elle a annoncé sa seconde grossesse. Elle est mère d’une première fillette, née en 2008 et dont la garde a été confiée à son père.

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Christian Gillet a assuré qu’il n’y avait eu aucune négligence de la part des services qui ont respecté toutes les procédures. «Les agents sont choqués de ce qu’il s’est passé. C’est hélas un drame imparable», a-t-il dit.